Le réseau

Vectopole Sud

Un réseau d'infrastructures de recherche sur les vecteurs des maladies émergentes et les ravageurs de culture.

Objectif du Vectopole Sud

Constituer un pôle d’excellence français et européen dans le domaine des vecteurs de maladies et des ravageurs de culture pour améliorer les systèmes de prévention, de contrôle et de lutte, et ainsi préserver la santé des populations, l’agriculture et l’élevage.

Six partenaires

Six partenaires l’IRD, le Cirad, l’INRA, l’UM (Université de Montpellier), le CNRS et l’EID Méditerrannée collaborent depuis 2010 autour de la problématique des vecteurs de maladies infectieuses (humaines ou animales) émergentes et des nouveaux ravageurs de cultures.

Cette collaboration s’est concrétisée par la création en 2010 du Réseau Montpelliérain sur les Vecteurs et les Maladies Emergentes (RMVME), renommé « réseau Vectopole Sud » depuis juillet 2017.

Finalité du réseau

Regrouper des équipes dont les recherches contribuent au bien-être des populations par l’amélioration de leur état sanitaire en luttant contre les maladies humaines (santé publique), en luttant contre les maladies animales (santé animal) pour une meilleure productivité de systèmes agricoles durables (santé des plantes).

Applications à la surveillance, l’alerte et la lutte anti-vectorielle et contre les ravageurs.

Thématiques de recherche​

Ce réseau regroupe à Montpellier de très nombreuses compétences autour de ses problématiques avec un dispositif d’environ 400 agents dont plus de 110 cadres de recherche permanents. Les Unités Mixtes de Recherche (UMR) ASTRE, DGIMI, MIVEGEC, INTERTRYP et l’EID-Méditerranée intégrées à ce réseau mènent des activités de recherche, d’expertise et de formation se situant à de multiples interfaces entre biologie et santé, écologie et environnement, évolution et médecine et se déployant à travers une approche Une Seule Santé (One Health).

 

 

 

Quatre plateformes expérimentales

Concrètement, le réseau Vectopole Sud comprend quatre plateformes expérimentales, des insectariums confinés et des laboratoires associés, ouverts aux partenaires académiques et industriels, nationaux et internationaux. Ces plateformes sont réparties sur quatre sites de l’agglomération de Montpellier :

La plateforme du site du Triolet, « PIQ – Plateforme d’insectes de Quarantaine »  de l’Université de Montpellier, au sein de DGIMI (Diversité, génomes et interactions microorganismes-insectes) UMR Inra-UM, disposant de compétences en matière de recherche sur insectes d’intérêt agricole ;

La plateforme du site de Lavalette, le « Vectopole » du Centre IRD de la Délégation Régionale d’Occitanie, au sein de MiVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs : Ecologie, Génétique, Evolution et Contrôle) UMR UM-CNRS-IRD, disposant de compétences en matière de recherche sur les vecteurs et pathogènes d’importance médicale ;

La plateforme du site de Baillarguet, « Insectarium de Baillarguet », au Cirad sur le Campus International de Baillarguet (Montferrier-sur-Lez), au sein des unités ASTRE (Animal, santé, territoires, risques et écosystèmes ) UMR Cirad-Inra et InterTryp (Interactions Hôte-Vecteur-Parasite-Environnement dans les maladies tropicales négligées dues aux Trypanosomatidae) UMR Cirad-IRD disposant de compétences en matière de recherche les vecteurs d’importance vétérinaire ;

La plateforme du Site EID-Med,« Laboratoires R&D de l’EID Méditerranée», Entente Interdépartementale pour la Démoustication du Littoral Méditerranéen, opérateur public de démoustication, développant de méthodes et outils de luttes contre les moustiques invasifs (nuisants et vecteurs potentiels).

Du côté de la santé végétale, sur le campus de Triolet, les chercheurs de l’Inra et de l’Université de Montpellier de l’UMR DGIMI s’intéressent notamment à trois espèces de noctuelles, espèces invasives de lépidoptères (papillons) de la famille des Noctuidae, dont la chenille, polyphages sont connues pour leurs dégâts (feuilles, fruits et semences) sur diverses cultures vivrières. Les recherches développées dans l’UMR DGIMI sont consacrées à l’étude des mécanismes d’interactions entre les insectes ravageurs de cultures, leur cortège de pathogènes et parasites et leurs plantes hôtes. DGIMI fait partie du Labex Agro « Agronomie et Développement Durable » rassemblant une trentaine d’unités de recherche constituant un continuum de compétences pluridisciplinaires (sciences biologiques, sciences de l’ingénieur, sciences humaines et sociales) et centré sur les plantes d’intérêt agronomique.

Côté santé humaine et animale, parmi les espèces vectrices emblématiques étudiées au sein des insectariums des trois plateformes (des sites de Lavalette, de Baillarguet et de l’EID Méditerranée) :

  • les moustiques du genre Anopheles, vecteurs des Plasmodium responsables du paludisme;
  • les moustiques du genre Aedes, vecteurs du Zika, du Chikungunya et de la dengue ;
  • les moustiques du genre Culex, vecteurs des virus West Nile et Usutu ;
  • les tiques, vectrices, selon les espèces, de la cowdriose (maladies des bovins en zone tropicale), de la peste porcine africaine ou encore de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo ;
  • les mouches tsé tsé, vecteurs de la trypanosomiase humaine et animale ;
  • les culicoïdes, vecteurs de la fièvre catarrhale ovine, de la peste équine et du virus de Schmallenberg.

© F. Thiaucourt (1,5), K. Huber (2), J-B. Ferré (3,4), M. Frayssinet (6,7,8)

Vectopole Sud vise plus particulièrement à :

  • renforcer la production scientifique par l’institutionnalisation du partenariat entre les équipes travaillant dans ce domaine ;
  • contribuer à des enseignements et à la création de Masters de recherche internationaux (tel le Master International d’Entomologie médicale et vétérinaire), par l’accueil de stagiaires de l’enseignement supérieur et de doctorants ;
  • structurer les différentes expertises pour répondre à des demandes nationales et internationales sur les risques sanitaires et leur gestion dans le domaine de l’émergence et des vecteurs et des ravageurs ;
  • développer des produits de recherche exploitables industriellement ;
  • attirer les équipes de recherche internationales et les bailleurs de fonds régionaux, nationaux et internationaux ;
  • coordonner des projets à fort impact local et national afin d’optimiser l’emploi des subventions publiques et privées d’investissements.

Les plateformes

  • Vectopôle
  • Insectarium de Baillarguet
  • Laboratoires de l'EID Méditerranée
  • PIQ

Sauf mention contraire, les photos du site web vectopole-sud.fr ont été réalisées par Alexandra Frankewitz, photographe – © A.Frankewitz/Transit – Vectopole Sud

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